Un salarié n’a pas pris tous ses congés, dois-je l’obliger ?

La règle générale stipule que tout salarié est tenu de profiter annuellement de son droit de congés. L’employeur n’a pas à le refuser ; cette situation est vécue dans un cadre tout à fait légal. Les jours de congé de chacun sont comptabilisés par un service qui se charge de la mise à jour de la statistique. En cas de besoin, l’employeur est tenu d’informer le personnel de l’entreprise sur un éventuel changement dans le cadre de la jouissance de congé. Une indemnisation peut être prévue pour cela.

L’indemnisation du salarié ou le droit de congé

Il est de la décision du patron de trancher sur la date de départ en congé annuel de chacun des travailleurs. Cette optique est prévue pour la bonne marche de l’entreprise. Un salarié peut prendre ses congés lorsqu’il le demande, mais un accord doit être préalablement conclu avec le chef. La date de départ est fixée en fonction des besoins de l’entreprise. Tous les ans, un travailleur a le droit de partir en congé annuel pendant une période de trente jours. Son employeur n’a pas à s’opposer à cette décision sauf en cas d’impératif absolu au travail. Mais dans ce cas, il est obligé de substituer ou de proposer une indemnisation pour un congé non pris.

Le congé annuel est une obligation pour le salarié

En droit du travail, le congé annuel est un droit inaliénable pour tout travailleur. Il n’a pas à le démontrer ou à le prouver à son employeur qui est en possession des dossiers de tout le personnel. Au cas où le travailleur refuse de partir en congé quand les conditions sont remplies, le patron peut le lui obliger. C’est d’ailleurs une situation que l’employeur ne peut refuser sans un motif valable sur le plan professionnel. Par contre, si le salarié lui-même ne veut pas jouir de son droit de prendre ses congés, aucune compensation financière ne peut lui être versée. Mais patron et employés peuvent de se mettre d’accord sur un report pour les congés non pris et pour qu’ils ne soient plus valides.

Que décide l’employeur en cas d’arrêt maladie du salarié ?

Dans tous les cas, les congés ne sont pas apparentés à un simple départ en vacances. Ils sont pris suite à une situation qui ne dépend pas des décisions propres du salarié. C’est le cas par exemple de l’arrêt maladie. Le travailleur peut prendre ses congés payés ou les reporter s’il devient malade juste au moment de partir. Il reçoit une indemnité de congés qui lui permet d’assurer plus ou moins son traitement. De plus, la sécurité sociale lui verse un complément de salaire. Un arrêt maladie se traduit donc pour le salarié par la perception de certains avantages financiers. Il peut retourner tranquillement à l’entreprise pour continuer à travailler si sa santé le permet déjà.

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